Edito
Le 30 juin dernier la rencontre avec Emmanuelle Pagano a marqué la fin de notre saison de rencontres littéraires. Après une pause estivale de deux mois, celles-ci reprendront en septembre, avec la venue de Madoka Mayuzumi, qui en complicité avec Corinne Atlan, traductrice de japonais, nous parlera de l'art du Haïku, renouant ainsi avec nos rendez-vous publics mensuels. Début septembre marquera également le démarrage du grand projet du CITL pour les prochaines années : la Fabrique des traducteurs. Ce nom, donné à notre programme de professionnalisation pour jeunes traducteurs, désigne certes le lieu, outil unique à la disposition de ceux qu traduisent, où chacun peut forger et affûter ses outils (faudrait-il dire la Forge, pour pousser plus loin encore la métaphore industrieuse ?) . Mais elle désigne aussi la fonction : sans se substituer aux formations universitaires existantes, ce programme se propose de faire émerger une nouvelle génération parmi les traducteurs du français dans le monde, en s'appuyant sur un travail en tandem. Ainsi les traducteurs en début de carrière, que ce soit depuis le français ou vers le français, auront l'opportunité d'être plongés dans une situation de bilinguisme idéal ; de s'ouvrir à une diversité de pratiques et d'esthétiques, et d'avoir ainsi le choix des armes ; enfin, d'appréhender, grâce à des rencontres professionnelles ciblées, les réalités du métier qu'ils abordent. Nous pouvons espérer qu'ils deviendront des artisans de la langue conscients de leurs choix, et que les liens qu'ils noueront au Collège seront solides. De quoi faire vivre un peu plus encore notre micro-planète utopique.
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